Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /Nov /2009 09:05
L’Ombre de ce que nous avons été








L'ombre de ce que nous avons été, Luis Sepulveda, Métailié, 2010
Chili, très récemment, trois vieux ex-exilés rentrés au pays après la chute de Pinochet, attendent, dans un ancien garage, l'arrivée d'un quatrième, "le spécialiste", qui doit les faire participer à une action révolutionnaire. Dans le même temps, Conception Gracia, en rage contre son mari, jette par la fenêtre un vieux tourne disque dont la chute est amortie par la tête d'un passant qui ne s'en remettra pas.
Tout d'abord une petite précision : une sorte de partenariat avec les éditions Métailié me permet de lire quelques livres avant leur parution, c'est pour cela que vous ne trouverez pas encore celui-ci en rayon, il ne sort que le 14 janvier 2010, jour célèbre puisque c'est mon anniversaire. Ceci étant dit, passons à mon billet sur ce roman.
C'est un roman parfois difficile, parce qu'il évoque les différentes factions gauchistes d'avant Pinochet, ainsi que des références sud-américaines que je n'ai pas et donne des noms aux protagonistes pas toujours faciles à retenir ; j'ai eu du mal à faire parfois la différence entre des personnages. C'est un roman qui parle de la vie avant et pendant Pinochet, au Chili et de ceux qui ont fui la dictature et sont revenus une fois Pinochet destitué : leurs espoirs et leurs désillusions. C'est un roman très drôle, une sorte d'humour désabusé, détaché. Certains passages sont absolument hilarants et en l'espèce, je vous conseille le chapitre 3 en entier -un peu long pour être cité- qui relate la chute du tourne disque sur la tête du passant : inoubliable ! D'autres passages valent aussi largement le coup et je ne résiste pas au plaisir d'une petite citation. L'un des personnages, ex-exilé en France répond à l'un de ses compatriotes s'étonnant qu'il n'ait pas pu rencontrer Brigitte Bardot à Paris :
"[...] il voulut savoir ce qui l'avait intimidé et empêcher d'arriver jusqu'à Brigitte Bardot. Salinas prétexta d'abord une question de temps et ajouta que l'actrice était maintenant une grosse vieille réactionnaire et de mauvaise humeur qui se consacrait à l'élevage des chiens.
- C'est pas vrai. Elle est jolie, blonde, prend le solei à poil sur une terrasse et, pour arriver jusqu'à elle, il suffit d'écarter les draps accrochés à un étendoir, répondit Arancibia.
Immuable pays de la mémoire. Intact comme un nichon de sainte Thérèse ou comme un film de Roger Vadim."
Par Yv - Publié dans : Mes lectures
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