Mercredi 18 novembre 2009
 Les chaussures italiennes, Henning Mankell, Seuil, 2009
Fredrik Welin, soixante six ans,  vit en quasi ermite sur une île de la Baltique. C'est un ancien chirurgien qui a abandonné le métier suite à une tragique erreur. Lui, habitué à la seule visite quotidienne et brève de Jansson, le facteur, voit un jour apparaître sur le sol glacé de son île, une vieille femme s'accrochant à un déambulateur. Il reconnaît en elle Harriet, la femme qu'il a aimée et abandonnée presque quarante ans plus tôt. Sa vie alors prend un tour nouveau qu'il ne soupçonnait pas.
Lorsque le site de vente
 Alapage m'a demandé si j'étais intéressé par un partenanriat, j'ai d'abord hésité, et, voyant qu'il proposait ce livre, j'ai alors accepté. Bien m'en a pris ! Quel beau roman ! Très loin des romans policiers du même auteur. Ici, tout est lent, comme figé dans la glace qui recouvre l'île. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si Harriet apparait le jour du solstice d'hiver, c'est à dire la nuit la plus longue de l'année. A partir de cette date, les jours allongent et l'espoir en la belle saison et en un renouveau peut germer.
Comme toujours chez Mankell, les paysages et climats suédois, durs, rigoureux sont un décor fabuleux du livre.
Les personnages sont tous en quête d'un sens à leur vie, qu'ils soient jeunes ou âgés. Henning Mankell ne verse pas dans le larmoyant, mais sait décrire des hommes et des femmes fatigués, seuls, attendant la fin avec crainte et angoisse. Fredrik Welin et les femmes qui l'entourent suscitent de la tendresse, de la sympathie et une sacrée envie de notre part qu'ils réussissent à sortir de ces états léthargiques que sont leurs vies.
C'est un livre très à part dans la bibliographie de cet écrivain : "Mankell nous révèle une facette peu connue de son talent avec ce récit sobre, intime, vibrant, sur les hommes et les femmes, la solitude et la peur, l'amour et la rédemption." (4ème de couverture) Que dire de plus, si ce n'est qu'ayant déjà beaucoup aimé Tea-Bag, qui reste pour moi l'un de ses meilleurs romans, je crois avoir encore préféré celui-ci ?
(Mankell glisse d'ailleurs une petite allusion à Tea-Bag (p185).
Si comme moi, vous avez un (gros) faible pour les livres d'Henning Mankell, ou si vous ne le connaissez pas encore, un seul conseil : précipitez-vous sur Les chaussures italiennes !
Par Yv - Publié dans : Mes lectures - Communauté : ♦ Lecture pour tous ♦
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Mercredi 11 novembre 2009
L'inattendu, Charles Juliet, P.O.L, 1992
Un enfant, petit paysan, découvre, au travers d'anecdotes tragi-comiques, le monde des adultes. Il grandit, devient enfant de troupe, malheureux et maltraité. Il s'ouvre aussi à l'amitié, au sport et retourne à la vie civile, désappointé, inadapté.
Charles Juliet reste fidèle à ses thèmes de prédilection. J'ai  parfois eu l'impression de relire Lambeaux ou L'année de l'éveil. L'inattendu est une suite de petits textes reprenant des bouts de sa vie, écrits dans différents styles, de différentes manières. Le narrateur n'est pas toujours le même : certains chapitres sont écrits à la première personne, d'autres à la troisième. On peut s'y perdre. J'ai le sentiment même, que si l'on ne connait pas un peu les livres précédents de Juliet, on aura du mal à s'y retrouver. Personnellement, je n'ai pas pris autant de plaisir qu'aux autres livres du même auteur, même si certains passages sont particulièrement réussis. Assez inégal et un peu répétitif dans le fond, moins dans la forme, ce qui sauve pour moi l'intérêt de ce livre. Maintenant, lorsque l'on aime Juliet, on y trouvera son compte.
Par Yv - Publié dans : Mes lectures - Communauté : ♦ Lecture pour tous ♦
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Dimanche 8 novembre 2009
L'astronome aveugle, Anne-Catherine Blanc, Ed. Ramsay, 2009
Dans un royaume dont on ne connait que peu de choses si ce n'est qu'il est au bord de la mer, l'astronome officiel du roi depuis de longues années devient aveugle à force de scruter les étoiles. Renonçant à ses privilèges, accompagné de son chat et muni de sa canne et d'une écuelle, il part tel un vagabond sur les routes. Cette errance le mènera dans un phare. Il rencontre alors le gardien de ce phare qui devient son ami.
Roman écrit dans une langue étonnante "enluminée de références médiévales". (4ème de couverture). Les tournures de phrases, la place des mots dans icelles et le choix des mots fleurent bon le vieux français et donnent à l'histoire une dimension unique. Ces choix l'ancrent dans une époque lointaine et un peu irréelle et lui donne un air de conte ou de fable. Très bel exercice de style.
Belle réflexion aussi sur l'indépendance des hommes tant physique qu'intellectuelle. L'astronome, bien qu'il ait été au service du roi pendant très longtemps a gardé un esprit libre, ouvert, curieux et critique : il ne cède par exemple pas à la croyance en une religion -en ces temps de forte présence de l'Eglise- ni même en celle qui le faisait vivre pourtant : la divination par les astres, qu'il considère comme non exacte et tout juste bonne à rassurer le "client" pour peu que l'astronome soit assez intelligent pour enjoliver son propos. Un espèce d'anarchiste avant l'heure : l'image de l'astronome qui me venait au fur et à mesure de ma lecture, et qui me reste après se situe entre Léo Ferré -pour l'anarchie- et Panoramix -qui certes n'est pas astronome, mais druide. Mais que voulez-vous, on ne contrôle pas toujours les images !
Le livre donc est surprenant par son style, les situations et l'époque décrites et ses personnages : l'astronome certes, mais aussi son chat omniprésent, intelligent qui guide l'aveugle, le prévient des dangers et l'aide à sa réflexion personnelle. Pas mal pour un chat, qui, parfois, dans certains passages, m'a fait penser au Chat Botté. Je vous l'ai dit : un conte ou une fable !
Merci à l'éditeur et à B.O.B pour cet envoi qui m'a ravi.
Par Yv - Publié dans : Mes lectures - Communauté : ♦ Lecture pour tous ♦
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Mercredi 4 novembre 2009
 Meurtres en sérail, Charaf Abdessemed, Ed. Métropolis, 2002
A Alger, ces dernières semaines plusieurs femmes de dignitaires sont assassinées. A chacune, le meurtrier à coupé le gros orteil gauche. L'enquête incombe à un médecin légiste, Farid Ouz, assisté d'un flic "pas très net", Hani. Ils doivent faire vite pour coincer ce serial killer, dans un pays qui n'a jamais connu de tels meurtriers et dont les responsables se refusent à penser qu'un assassin de cette sorte puisse être algérien.
Bon, disons-le tout de suite, ce livre ne brille pas par la qualité de son intrigue policière. En effet, les crimes s'accumulent sans que personne ne bouge, et la découverte du meurtirer en toute fin du roman ne déclenche pas des "Oh" et des "Ah" de surpirse. Non, ce qui est intéressant, c'est le contexte : l'Algérie, au sortir (?) de la vague d'attentas commis par le GIA. C'est aussi la vie quotidienne des Algériens : la pauvreté et la débrouille, voire l'escroquerie, souvent au profit des déjà nantis. L'omniprésence de l'Etat et sa corruption au plus haut niveau. Les traditions très ancrées : les mariages arrangés, la condition féminine plus que bafouée. L'intégrisme présent dans toutes les rues et les mosquées.
Ne lisez pas ce livre comme un roman policier, mais comme un roman qui décrit la société algérienne. Voici ce qui définit l'auteur et son livre en quatrième de couverture. J'adhère totalement : "Pour ce premier roman, l'auteur a choisi la dérision et l'écriture policière pour dénoncer le marasme dans lequel se trouve son pays natal." L'auteur est né à Alger. Il est médecin et vit a Genève.
Livre emprunté suite à l'article de Pom'.
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Mardi 3 novembre 2009

 Les inséparables, Marie Nimier, Gallimard, 2008
Léa et la narratrice sont amies. L'auteure relate leur enfance, puis leur adolescence et en pointillé une partie de leurs vies de femmes. Elles sont inséparables petites, s'éloignent par courts moments à l'adolescence, puis plus longuement lorsqu'elles sont adultes, chacune suivant un chemin bien distinct. Le théâtre et l'écriture pour l'une. La drogue et la prostitution pour l'autre. 
D'une belle écriture, claire, simple Marie Nimier s'étend sur son amitié avec Léa, puisque ce roman est en grande partie autobiographique. Une amitié forte, quasi exclusive, qui ne souffre d'aucune ambiguïté. Elle dresse un constat dur, réaliste sur la vie, sur les dérives (drogues, prostitution, ...). En marge de ce constat, elle pose des questions simples, sans détours :  à quoi tient un destin ? Pourquoi l'une s'en "sort bien" et l'autre dérive dangereusement ? Léa serait-elle la face cachée -la face noire- de la narratrice, ou vice-versa ?
Pas de réponses à ces questions dans ce livre -mon premier de cette auteure-, mais y-en-a-t-il vraiment, des réponses toutes faites à ces interrogations ? Un petit extrait pour finir :
"J'aimais la voix trainante de Léa, ses cheveux roux, son incroyable vitalité. Nous nous comblions, est-ce qu'on peut dire cela ? Se combler, comme deux pièces de puzzle qui s'ajusteraient parfaitement, mais ne viendraient pas de la même boîte. [...] Il n'est pas besoin d'aller très loin, parfois, pour être dans un autre monde."

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Dimanche 1 novembre 2009
 Magasin général, Loisel et Tripp, Casterman, 2009
Chronique de Notre-Dame-des-lacs, un village du Québec, dans les années 1920. Félix Ducharme, le propriétaire du Magasin général, plaque tournante du village vient de mourir : il regarde et raconte son village de là-haut. Marie, sa jeune et jolie veuve reprend le magasin dans lequel toutes les familles viennent s'approvisionner.
Dans la version que j'ai sous les yeux, les trois premiers tomes sont regroupés, ce qui permet d'avancer assez vite dans cette histoire. Parce qu'une fois qu'on l'a commencée, on a très envie de connaître la suite, mais pas forcément la fin : les personnages sont tellement sympathiques qu'on veut les voir évoluer (un tome 4 et un tome 5 sont sortis si mes renseignements sont bons). L'histoire est donc une belle chronique villageoise, avec ses hauts et ses bas, les habitants rieurs, les râleurs, les bigotes, le curé, le simple d'esprit... et ici, la jolie veuve Marie qui se démène pour tenir son magasin. Les dessins sont beaux, agréables -Tripp et Loisel dessinent des "tronches". Le scénario n'est pas extraordinairement original, mais ce n'est pas le but, puisque les auteurs racontent les vies simples de gens simples. J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ces trois tomes et je crois que je vais m'empresser de chercher les deux suivants
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Par Yv - Publié dans : Mes lectures - Communauté : ♦ Lecture pour tous ♦
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Vendredi 30 octobre 2009
 Les Armées, Evelio Rosero, Métailié, 2008
San José, village colombien. La vie y est paisible et Ismael, vieux professeur à la retraite passe son temps, grimpé sur une échelle, à cueillir des oranges, dans son potager mais principalement à épier sa jolie voisine, Geraldina qui prend le soleil entièrement nue. Ni celle-ci ni son mari ne s'en offusquent. Seule Otilia, la femme d'Ismael en éprouve une grande honte. Mais un jour, tout ce petit bonheur éclate, lorsque des bandes armées attaquent le village. Des habitants sont assassinés, d'autres enlevés, d'autres encore s'enfuient.
Tout commence comme une belle chronique villageoise, paisible, agréable, et puis l'histoire bascule : il est difficile de ne pas se perdre entre toutes les bandes armées en action. Celles qui attaquent. Celles qui défendent. Sont-ce des militaires, des para-militaires, des narco-trafiquants, des guérilleros, ...? Et somme toute, peut importe. La chronique du village devient un enfer, les maisons des ruines et les habitants des fantomes qui préfèrent s'en aller ailleurs, sans malgré tout être sûrs de rester en vie.
Roman qui fait froid dans le dos lorsqu'on pense qu'il est écrit très récemment (paru en 2007 et traduit en 2008) et qui décrit la réalité des villages colombiens.
N'oublions pas qu'outre la très médiatique Ingrid Bétancourt libérée récemment, de nombreux otages sont actuellement aux mains des diverses factions armées colombiennes. Tous ne sont pas aussi connus, beaucoup sont colombiens, enlevés dans leurs villages ; les kidnappeurs demandent de grosses sommes d'argent que les familles sont bien incapables de payer, prolongeant ainsi leur calvaire.
Evelio Rosero parle aussi de l'instabilité politique de son pays, de son incapacité à empêcher ces exactions. Son constat est édifiant et terrible. Roman fort à découvrir.
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Mercredi 28 octobre 2009
 Le sommeil délivré, Andrée Chédid, Flammarion, 1952
Samya, jeune femme égyptienne tue son mari de deux coups de révolver. Elle est handicapée, ne peut marcher et garde le lit depuis plusieurs années. Ainsi débute le roman. Ensuite, flash-back, Samya raconte son histoire de petite fille en Egypte, puis de très jeune femme -15 ans- mariée de force à un homme beaucoup plus vieux qu'elle, qui la délaisse et préfère de loin la gestion de son domaine.
Andrée Chédid raconte une vie tragique, un destin de femme brimée, obligée au silence et à l'obéissance aveugle aux hommes : père, frères ou mari. C'est terrible parce qu'on sent que Samya a de nombreuses envies, beaucoup de rêves et des capacités à les réaliser, mais rien ne pourra lui permettre de passer outre les choix de son père d'abord et de son mari ensuite. Ce roman écrit en 1952 a de cruels retentissements en ce début de XXIème siècle !
Dans une langue classique, qui décrit admirablement le pays, les odeurs et les personnages -notamment les femmes, parce que malgré ce que croient les hommes, ce sont elles qui font la vie des villages-, l'auteure livre un roman prenant, "pur et sobre", dans la lignée de ce que j'ai déjà lu d'elle, il y a longtemps : L'enfant multiple (très bon et très beau roman) et surtout : L'autre (absolument magnifique et grâcieux) ; j'ai d'ailleurs maintenant très envie de les relire.
Andrée Chédid sait décrire les petites gens du Moyen-Orient, les situations tragiques (femmes brisées, guerres, attentats, ...). La lecture de ses livres me laisse toujours une impression de mélancolie, de "tristesses surannées" comme dit Bashung dans Tant de nuits (dans l'album Bleu Pétrole). Pas le côté plombant de certaines oeuvres d'autres auteurs, mais cette petite musique à la fois belle et mélancolique qu'on a envie de retrouver. Un peu comme dans les chansons de Bashung pour reprendre ma citation musicale.
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Lundi 26 octobre 2009
 L'homme que l'on prenait pour un autre, Joël Egloff, Buchet-Chastel, 2008
Le narrateur est un homme au physique commun. Tellement commun que tout le monde le prend pour un autre, une personne de sa connaissance, le présentateur de la météo, parfois quelqu'un de très proche. Ces quiproquos débouchent évidemment sur des situations diverses et burlesques.
A le lire, je me suis dit : "je vais résumer ce livre en une phrase : de l'art de ne rien dire en 200 pages, mais avec talent !" Et puis, réflexion faite, aux détours des situations loufoques, Egloff aborde sans qu'il n'y paraisse, la solitude, la vieillesse, l'usure du couple. Tout cela par touches délicates et fines. En outre, il use d'un genre que j'adore : l'absurde, les répétitions, les réflexions internes du narrateur poussées à l'extrême, la moindre futilité amenant une réflexion longue, profonde et inutile.
Malgré le manque de lien entre les chapitres -on pourrait croire plus à des nouvelles impliquant le même personnage qu'à un roman-, j'ai savouré cette lecture à sa juste valeur. Egloff a une écriture fluide, claire, non exempte d'une certaine poésie qui rend son histoire vraiment attrayante.
Par Yv - Publié dans : Mes lectures - Communauté : ♦ Lecture pour tous ♦
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Lundi 19 octobre 2009
 Rituel, Mo Hayder, Presses de la cité, 2008, (414p)
Bristol, ouest de l'Angleterre, Flea Marley, plongeuse de la police remonte à la surface une main humaine, tranchée net. Quelques recherches menées conjointement avec l'inspecteur Jack Caffery, fraîchement muté de Londres, leur permettent de découvrir la seconde main. Les deux policiers recherchent alors activement le reste du corps.
Jack Caffery, à sa demande arrive à Bristol ; il est toujours en proie à ses démons - l'enlèvement et le meurtre de son frère par un pédophile, trente années auparavant qui a entraîné un sentiment de culpabilité et une soif de vengeance violente envers tous les pédophiles. Flea Marley se sent elle aussi coupable de la mort de ses parents, lors d'une plongée extrême. Eux deux forment une équipe qui va découvrir, parfois avec horreur, les rituels de certains pays d'Afrique, la sorcellerie, et les croyances importées en Angleterre.
Autant j'ai bien aimé le premier livre des aventures de Caffery -Birdman- autant là, je me suis ennuyé et j'ai même parfois souri, tellement les ficelles sont grosses. Ces deux enquêteurs, chacun autoproclamé coupable de la disparition de proches, pétris de doutes, de questionnenements sont très -trop- archétypaux. Un flic abîmé par la vie et ne vivant que par son travail, ce n'est déjà pas très original, mais ça peut passer ; deux flics de ce genre, qui enquêtent sur la même affaire, ça fait un peu "too much". Si vous ajoutez à cela une histoire confuse, peu crédible, vous avez un polar vraiment très moyen. Pas infréquentable, mais loin d'être inoubliable. Moi qui me faisais une joie de retrouver Jack Caffery, me voilà follement déçu.
Par Yv - Publié dans : Mes lectures - Communauté : ♦ Lecture pour tous ♦
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Chessex Jacques, Un juif
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